PLEON

 

Background paper: Etude mondiale sur la perception des parties prenantes à l’égard des rapports sur la Responsabilité Sociale d'Entreprise (R.S.E.)

Pour la communauté financière, les entreprises doivent illustrer leur responsabilité sociale par des indicateurs économiques plus explicites.

 

L’étude initiée par l’agence Pleon porte sur la perception des parties prenantes à l’égard des rapports sur la Responsabilité Sociale d'Entreprise (R.S.E.). Menée tous les deux ans, cette étude concerne les lecteurs professionnels de rapports concernant la R.S.E.

 

Les cinq principaux groupes de personnes interrogées dans le cadre de cette étude étaient constitués de salariés (27,5 %), consultants (19,4 %), universitaires

(13,3 %), organisations non gouvernementales (12,3 %) et communauté financière (6,2 %).

 

Comme en 2003, l’édition 2005 a été conduite, rédigée et publiée par Pleon, la 1ère agence de communication hors media et marketing véritablement européenne.

 

Selon ces parties prenantes, les questions les plus importantes que les entreprises devraient traiter dans un rapport de R.S.E. sont :

la gestion des droits de l'homme (61,4 %) ;
l’impact écologique et énergétique des activités de l’entreprise (61 %) ;
la santé et la sécurité des salariés (60,4 %) ;
la protection du climat (59,4 %) ;
la gestion environnementale des processus de production (58,8 %).

 

Clairement, la compréhension de la R.S.E. varie d'un pays à l'autre ainsi qu’entre les différents groupes de parties prenantes. Toutefois, une opinion est de plus en plus largement partagée parmi les entreprises, à savoir que la R.S.E. équivaut largement aux dons et relations communautaires qui représentent un montant très élevé pour celles-ci : à titre d’exemple, plus de 10 milliards d'Euros chaque année, en Allemagne, selon une étude récente. Or, de leur côté, les parties prenantes ne sont que 34.5 % à considérer ce thème comme “très important”, celui-ci se classant à la 27ème place.

 

Le faible intérêt des parties prenantes pour les engagements sociaux volontaires des entreprises révèle une différence fondamentale dans la signification et la perception de la R.S.E. Les entreprises doivent prouver que, malgré la globalisation et les problèmes sociaux multiples, elles agissent de façon responsable dans leurs activités quotidiennes. D'autres engagements volontaires peuvent jouer un rôle mais sont clairement considérés comme un « supplément » et pas comme une partie fondamentale de la R.S.E.

 

D’autres résultats de cette étude méritent d’être mentionnés :

La satisfaction générale des lecteurs de rapports de R.S.E. envers les principaux contenus a augmenté. Les questions environnementales continuent d'enregistrer un degré élevé de satisfaction avec 75,5 % des lecteurs (74,7 % en 2003) décrivant les rapports comme correspondant “entièrement” ou “dans une certaine mesure” à leurs attentes. La satisfaction concernant les questions sociales et économiques a augmenté plus nettement (les questions sociales de 48,7 à 55,2 % de 2003 à 2005 et les questions économiques de 57,6 à 61,2 % sur la même période).
Une différence importante apparaît entre les sociétés interrogées dans les régions anglophones et les autres sociétés d’Europe continentale : 48.7 % de ces dernières considèrent que la R.S.E. est un bon moyen d’ « être meilleur que [leurs] concurrents » alors que dans le 1er groupe des sociétés interrogées, seules 26.5 % partagent cet avis.
Selon les représentants d'entreprise ayant participé à l'enquête, la R.S.E. ne s’apparente pas uniquement à une initiative de relations publiques. Au-delà de cet aspect, la R.S.E. permet de créer de la valeur commerciale pour les actionnaires (29,5 %) et correspond à un réel engagement et une obligation de rendre compte (28 %). Cependant, lorsqu'on leur demande leur principale motivation, la majorité des répondants (48,5 %) déclare que les rapports de R.S.E. servent à améliorer la réputation de l'entreprise.
La majorité des parties prenantes considère la communauté financière comme un groupe cible des rapports de R.S.E. Cependant, les actionnaires, les investisseurs et les agences de notation considèrent les rapports de R.S.E. comme peu utiles parce que les entreprises n'expliquent pas de façon appropriée les raisons économiques (la problématique d’entreprise) de leurs engagements en matière de Responsabilité Sociale d'Entreprise.
Les répondants sont moins nombreux à considérer que les rapports doivent devenir obligatoires pour les entreprises multinationales : 29,1 % en 2005 contre 38,4 % en 2003. Ce sujet fait actuellement l'objet d'un débat au niveau de l'Union Européenne. Toutefois, l'opposition à toute forme d'obligation en la matière a augmenté, passant de 17,8 % en 2003 à 25,3 % cette année.
Le bénéfice traditionnel des rapports de RSE pour les industries du pétrole et du gaz ainsi que des produits chimiques et de la santé a diminué en faveur des secteurs de l'automobile, du commerce de détail et du tourisme.

 

“Accounting for Good: the Global Stakeholder Report 2005” est une étude conduite par l’agence Pleon, sous la responsabilité de Mr Andreas Steinert, Directeur Associé de l'agence Pleon de Bonn, Allemagne.

Le Directeur de projet et l'auteur du rapport est le Dr Axel Klein, Pleon Allemagne.

 

Pour obtenir les résultats complets de l’étude ou pour toute demande d’informations, merci de contacter :

Jean-François Cancel
Agence Pleon
9, Villa Pierre Ginier – 75018 Paris
33 (0)1 53 04 23 02
33 (0)6 21 54 38 63

jean-francois.cancel(at)pleon.com

 

 

 

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